• Déclaration sur l’Avenir de l’Europe : amendements de la délégation du « Groupe des anciens Députés » français

     

     

    70 ans après la Conférence de La Haye où tout a commencé

    L’Association européenne des anciens parlementaires des pays membres du Conseil de l’Europe

    • rendant hommage à la Conférence de La Haye, qui a posé il y a 70 ans la pierre angulaire d’une Europe unie et intégrée et commémorant la création du Conseil de l’Europe en 1949, de la Communauté européenne du charbon et de l’acier en 1952, de la Communauté économique européenne en 1957 ; la première élection directe du Parlement européen en 1979 et la création de l’Union européenne en 1993 ;
    • considérant la «Charte européenne des anciens parlementaires» adoptée par l’Association à Strasbourg en 2011 et les déclarations pertinentes de l’Association, notamment Strasbourg (2000) sur «Le renforcement de la dimension parlementaire des institutions européennes», Rome (2002) sur «Les valeurs européennes communes sous-tendant la construction européenne», Berlin (2004) sur «Politique d’intégration face aux défis internationaux », Bruxelles (2014) sur« Les défis de la démocratie à l’ère de la mondialisation »et Lyon (2016) sur« Les défis de la migration »;
    1. considérant qu’il existe encore des conflits non résolus et même des violence , des guerres et des violations du Pacte final de Helsinki dans les pays membres du Conseil de l’Europe et dans les pays voisins
    2. considérant que l’économie de l’ensemble de l’Europe souffre toujours de la crise économique et financière de 2008 et aggravée par les sanctions imposées à la Russie et à l’UE par la Russie ;
    3. considérant que la crise de certains pays de la zone euro n’est pas terminée ;
    4. considérant que l’Europe doit lutter contre le retour du protectionnisme, particulièrement contre la position défavorable de l’administration américaine vis-à-vis de l’UE et du libre-échange ;
    5. considérant que la crise écologique et le changement climatique s’aggravent ;
    6. considérant que le rôle de l’Europe dans l’économie mondiale diminue ;
    7. considérant que le Royaume-Uni a décidé de quitter l’Union européenne et son marché commun ;
    8. considérant que la gestion actuelle de la question des migrations et des réfugiés démontre un manque de solidarité en Europe et l’incapacité de trouver et de mettre en œuvre des solutions communes ;
    9. considérant que le terrorisme sévit dans toute l’Europe;
    10. considérant que certains États membres du Conseil de l’Europe et de l’Union européenne s’affranchissent des valeurs européennes communes telles que définies dans le statut du Conseil de l’Europe, la Convention européenne des droits de l’homme et la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, particulièrement sur l’indépendance de la justice, la liberté de se réunir et la liberté de la presse
    11. considérant que le Conseil de l’Europe ainsi que l’Union européenne sont confrontés aux changements constitutionnels et à leurs implications en Turquie ;
    12. considérant que l’incapacité des institutions de l’UE à faire face à la soi-disant «polycrise» a accru le mécontentement d’une partie croissante de la population quant au fonctionnement de l’Union européenne actuelle et a mené à la montée des partis populistes et des mouvements nationalistes;
    13. considérant que le potentiel du Conseil de l’Europe en tant que plate-forme politique paneuropéenne pour les membres de l’UE et des pays non membres de l’UE n’est pas suffisamment exploité ;
    14. considérant que l’Union européenne actuelle ne peut aujourd’hui répondre aux attentes de tous les citoyens européens en matière de démocratie, de prospérité, , de stabilité et de sécurité ;
    15. considérant que ces problèmes, associés à l’absence d’une vision commune des États nationaux quant à l’avenir de notre continent, ont donné lieu à des niveaux d’euroscepticisme sans précédent
    1. Rappelle que la Paix doit demeurer l’objectif prioritaire des politiques concernant l’Avenir de l’Europe ;
    2. Estime indispensable de revitaliser le patrimoine commun des peuples européens construit sur un idéal humaniste et culturel cimenté par l’histoire, afin de renforcer la place de l’Europe dans le nouveau concert des puissances mondiales et face aux nouveaux enjeux démographiques, écologiques et économiques, en fondant sa légitimité sur la promotion de la démocratie, le développement économique harmonieux et l’aide au développement des pays défavorisés ;
    3. Déclare nécessaire, face aux attaques dont elle est l’objet, de renforcer l’unité de l’Union Européenne, dans le respect de l’identité de chacun de ses membres avec une meilleur équilibre de compétences entre l’Union Européenne et les Etats membres ;
    4. Réaffirme que l’Union Européenne, le Conseil de l’Europe et les Etats membres doivent défendre en toute occasion la liberté de conscience, l’égalité entre femmes et hommes et les droits spécifiques aux femmes tels le droit à l’avortement ;
    5. Souhaite que l’Union Européenne harmonise les règles sociales et fiscales dans les pays membres ;
    6. Demande que l’Union Européenne assume pleinement son rôle dans la mise en œuvre effective de l’Accord de Paris sur le dérèglement climatique, dans la préservation de la biodiversité et la mise en place d’un modèle de développement économique compatible avec le respect de l’environnement.

     

                            L’avenir de l’Europe : Plus jamais la guerre, plus jamais la dictature

    Vivre ensemble dans la paix et la démocratie !